Ecole des Annales : la polémique

Dans son dernier numéro, Books s'est fait l'écho de la recension de l'ouvrage d'André Burguière, L'Ecole des Annales, parue dans la London Review of Books (=> lire « Les historiens français refont leur histoire »). Richard J. Evans, professeur à Cambridge, y accuse notamment l'historien français d'être « incapable de prendre du recul par rapport à l'histoire qu'il analyse et de se libérer des nombreux mythes qui la figent ». Considérant que les affirmations contenues dans l'article de Books (qui ne fait que rapporter les critiques émises par Evans dans la London Review of Books) « ont un caractère insultant » et tout en reconnaissant ne pas avoir « encore lu l'article du distingué professeur de l'université de Cambridge dans la London Review of Books », André Bruguière a demandé un droit de réponse. Le voici : « Déconstruction d'une démolition ».
A l'occasion de l'émission « Le jeu de la mort »

Dans certaines situations, même créées artificiellement par des chercheurs, des individus ordinaires deviennent capables de comportements pour le moins déviants. Ils peuvent sans peine se transformer en tortionnaires sadiques. Les travaux du psychologue américain Stanley Milgram, dont s'inspire l'émission Le jeu de la mort, diffusée le 17 mars sur France 2, l'ont prouvé. Sous l'influence d'une autorité (l'Etat, la science et même, apparemment, la télévision), des personnes ordinaires commettent des actes qu'elles seront plus tard stupéfaites d'avoir commis, des actes que la plupart des gens pensent qu'ils ne seraient jamais capables de commettre. Les expériences de Milgram, réalisées entre 1961 et 1963 sont les plus fameuses, mais loin d'être les seules dans ce domaine. D'autres ont suivi, tout aussi terrifiantes. L'une d'elles fut menée à l'université de Stanford, en 1971, par un autre psychologue américain, Philip Zimbardo. Il s'agissait de simuler une situation carcérale avec des candidats jouant le rôle de gardiens et d'autres endossant celui de prisonniers. Elle tourna mal et dut être arrêtée. A la lumière de ce qui s'est passé dans la prison irakienne d'Abou Ghraib, Zimbardo a repris l'analyse de son expérience et d'autres études sur le même sujet dans un livre intitulé The Lucifer Effect. How Good People Turn Evil (« L'effet Lucifer. Comment des gens bien tournent mal »). Dans son n°5, Books publiait l'article que la philosophe Martha Nussbaum avait consacré à cet ouvrage. Nous vous proposons de le redécouvrir, ainsi que le dossier « Pourquoi les démocraties torturent-elles » au sein duquel il prenait place.
Sur le blog d'Olivier Bomsel

Au début du mois de mars, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a confirmé la disparition prochaine du juge d'instruction. Les enquêtes seront désormais confiées directement au procureur de la République. Cette réforme a fait l'objet de vives contestations : beaucoup craignent une dépendance accrue de la justice vis-à-vis du pouvoir exécutif. Mais y aurait-il là une carte à jouer pour les médias ? C'est ce que croit l'économiste Olivier Bomsel. « Le risque d'une réduction de l'indépendance, mais aussi de certains aspects aléatoires de la justice, constitue, à mon sens, une aubaine pour les médias » remarque-t-il dans son blog. Selon lui, « la question ouverte par la disparition de l’instruction est la restriction de la parole d’Etat au seul cadre du tribunal, laissant ainsi aux médias des champs d’investigation, mais aussi de responsabilité civique plus clairement définis ». Pour en savoir plus, venez donc découvrir la note de blog complète d'Olivier Bomsel « "Qui parle" de la justice ? »
« "Qui parle" de la Justice ? », par Olivier Bomsel
Notre nouveau partenariat

Consulter gratuitement des articles en ligne des prestigieuses encyclopédies Universalis et Britannica ? C'est désormais possible sur booksmag.fr. Un partenariat exclusif permet à nos lecteurs de lire l'intégralité des articles vers lesquels nous renvoyons. Le système vient d'être mis en place ; il n'y a donc pour l'heure qu'un petit nombre de liens, mais ceux-ci devraient se multiplier dans les semaines à venir. Un exemple pour vous faire une idée de la manière dont fonctionnent ces renvois : découvrez l'article consacré au Coran sur Universalis (en français) et sur Britannica (en anglais).
Jeudi 18 mars 2010
L’anthropologue américain John Bowen souligne dans un entretien accordé à Books le grand pragmatisme des musulmans de France, malgré la crispation du débat sur l’islam. Mais qu’en est-il de son courant le plus orthodoxe, le salafisme ? Spécialiste de cette frange minoritaire – il estime les salafis entre 10 000 et 30 000 en France –, le politologue Mohamed-Ali Adraoui fait le portait de ses pratiquants. Il montrent comment ils s’inscrivent malgré tout dans la modernité.

La rédaction de BooksJeudi 18 mars 2010 |
Jean-Louis de MontesquiouMardi 16 mars 2010 |
Olivier BomselLundi 15 mars 2010 |
Jeudi 11 février 2010De la publicité sur Wikipédia ! |
Jeudi 14 janvier 2010Les savants islamiques du Moyen Âge |
Mardi 22 décembre 2009Barrière de séparation israélienne |
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