Mary Shelley est-elle bien l'auteure du célèbre roman Frankenstein ? Dans une nouvelle édition, parue chez Random House, aux Etats-Unis, l'oeuvre est désormais signée « Mary Shelley (avec Percy Shelley) ». Mais quel fut donc le rôle de son poète de mari ? => Lire la suite
2010 : année Tolstoï

L'auteur de Guerre et Paix est mort le 7 novembre 1910 dans la petite gare d'Astapovo. Dix jours auparavant, il avait quitté en cachette son domaine de Iasnaïa Poliana. Il voulait se libérer de toute attache, de ses biens matériels comme de sa femme, Sofia. C'était l'épilogue dramatique de la relation tumultueuse qui avait uni pendant près de cinquante ans les deux époux. Qui était vraiment Sofia Tolstoï, née Bers ? La semaine dernière, nous vous faisions découvrir son Journal intime (« Sofia Tolstoï, dans l'ombre d'un géant »). Elle s'y révèle non seulement une épouse malheureuse, écrasée par la renommée mondiale et le mysticisme grandissant de son mari, mais une écrivain de talent. Elle fut d'ailleurs aussi l'auteur d'un roman sur la vie de couple. Intitulé « Une question de culpabilité », il fut conçu comme une réplique à La Sonate à Kreutzer, la nouvelle publiée en 1891 par son époux, où ce dernier assimilait la femme à la tentation, et la chair au vice... Nous vous proposons de redécouvrir l'article, paru dans le n°5 de Books, que la critique allemande Gisela von Wysocki a consacré à cette affaire, qui marqua le point d'orgue des déchirement du couple Tolstoï (« M. et Mme Tolstoï, couple infernal » ).
Sur fond de tensions entre Pékin et Washington

« La relation entre les Etats-Unis et la Chine définira le XXIe siècle », déclarait Barack Obama en juillet 2009. Les tensions récentes entre les deux pays - à propos de la vente d'armes à Taiwan, de la censure sur Internet, de la sous-évaluation du yuan ou encore du dalaï-lama - semblent confirmer, à leur manière, les prédictions du président américain : Pékin entend bien désormais parler d'égal à égal avec Washington. De fait, en quelques décennnies à peine, la Chine s'est imposée comme une nouvelle superpuissance mondiale. Dans son n°6, Books dressait le portrait de ce pays-civilisation, qui se dérobe à tout jugement catégorique. Comme le rappelait alors Olivier Postel-Vinay, dans son éditorial, « touché par la crise mondiale, le moteur économique a repris au rythme de 8 %, au point que les dirigeants font valoir la "supériorité" de leur modèle. Etrange modèle, où l'apparence d'un capitalisme débridé masque une tendance au renforcement du contrôle de l'Etat sur les grandes entreprises. Etat sans légitimité, à l'autorité profondément affaiblie par la corruption et le creusement des inégalités, mais qui construit une centrale à charbon "propre" par mois et lance un plan de 125 milliards de dollars pour assurer une couverture sociale à 90 % de la population d'ici deux ans ». L'essor de la puissance chinoise doit-il inquiéter les Etats-Unis ? Pour l’économiste Zachary Karabell, le rapprochement entre les deux pays est en réalité bien plus avancé qu'on ne le croit : selon lui, ils ne formeraient d'ores et déjà plus qu'une seule et même économie : la «Chimérique » ...
En complément à « Vivre 120 ans... et plus ! »

Qui n'a pas désiré un jour être immortel ? Dans le dossier de son dernier numéro, Books explore ce rêve, qui remonte au moins à l'Antiquité, et montre que la vie éternelle n'est peut-être pas si souhaitable que cela. Commentant le dernier ouvrage du philosophe américain Todd May, Death, Stephen Cave estime, dans le Financial Times, que ceux qui souhaitent l'immortalité n'ont pas saisi à quel point l'éternité est longue (voir « Mortel ennui »). Sans la mort, la vie perdrait beaucoup de son sens et de sa saveur... Nous vous proposons de redécouvrir deux textes, lus par Clémentine Jouffroy, où cette idée, somme toute assez répandue, a été exprimée mieux qu'ailleurs. Dans Clio, Charles Péguy s'interroge sur l'étrange mépris dont les dieux, pourtant éternellement jeunes et éternellement beaux, sont l'objet de la part des hommes, soumis eux à la fatalité de la mort. Dans sa nouvelle L'Immortel, Borges imagine l'histoire d'un soldat romain qui, après avoir bu au fleuve de l'immortalité, traverse les siècles. Jusqu'au jour où il souhaite redevenir mortel...
Lundi 8 février 2010
Son livre Qui suis-je - et si je suis combien ? - qui sort cette semaine en France chez Belfond - s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires en Allemagne. Un record pour un ouvrage traitant de philosophie. C'est que Richard David Precht y défend une conception très large d'une discipline, qui, en devenant universitaire s'est, selon lui, refermée sur elle-même. Pour avoir de nouveau prise sur le monde, elle doit s'ouvrir aux autres champs du savoir, tels que la sociologie ou la neurobiologie.

Jean-Louis de MontesquiouDimanche 7 février 2010 |
La rédaction de BooksMardi 2 février 2010 |
Olivier Postel-VinayMercredi 27 janvier 2010 |
Jeudi 14 janvier 2010Les savants islamiques du Moyen Âge |
Mardi 22 décembre 2009Barrière de séparation israélienne |
Mardi 1 décembre 2009Réchauffement climatique |
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